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 To forget him ; Zachary (a)

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Olivia Jones

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Heart in a Cage :

MessageSujet: To forget him ; Zachary (a)   Sam 25 Juil - 19:23


(c) Larvounette & (c) Splash
« Olivia & Zachary »


    La chance. Ce n’est que la chance qui ait pu l’amener jusqu’ici. Elle qui ne gagnait jamais aux concours, elle qui n’avait pas de chance en amour, la voilà rendue à Hawaii. Jamais elle n’aurait ne serait-ce qu’oser rêver qu’un jour elle y serait envoyée.. Gratuitement. C’était inespéré. Voilà pourquoi elle avait décidé de profiter pleinement de ce voyage d’un mois. Ce voyage dans des conditions paradisiaques. Elle pourrait en profiter pour socialiser un peu. Ces derniers temps, sa vie sociale s’était considérablement réduite par cause de travail. Au moins, elle avait peu de temps pour penser à Alexander. Alexander.. Son cœur se serra alors qu’elle se mordillait la lèvre inférieure. C’était bien la dernière personne qu’elle ne souhaitait rencontrer sur l’île. En fait, si elle ne faisait que l’apercevoir, elle s’arrangerait pour l’éviter. Pathétique, mais elle voulait se donner l’illusion qu’il ne pouvait pas engager la conversation puisqu’il ne l’avait pas vu. Olivia elle-même trouvait cela puéril mais elle ne pouvait s’en empêcher. C’était plus fort qu’elle. Après tout, elle l’aimait toujours. En sa présence, son cœur s’affolait, son corps entier se languissait de lui. Ça aussi, elle aurait voulu l’en empêcher. C’était stupide et ça ne l’amenait à rien. Elle n’arriverait pas à grand-chose si elle continuait de s’accrocher à lui. Elle devait décrocher, c’était indéniable. Pourtant, elle avait besoin de lui pour retrouver son équilibre. Parfois, l’observer de loin, l’entendre parler, écouter ses remarques cyniques, tout ça l’apaisait. C’était la routine. Elle le connaissait par cœur, et tout ce qui se trouvait en lien avec lui la calmait et refoulait sa rage.

    Pourtant, elle devait le laisser partir. Elle devait accepter le fait qu’il l’avait oublié, elle, et qu’il était passé à autre chose. La jeune femme devrait faire pareil. Elle voudrait ardemment faire pareil. Pourtant, elle ne voyait que lui alors qu’elle tentait de l’oublier et de tourner la page. C’était horrible. Elle se décourageait à tenter de se convaincre elle-même qu’il était parti. Son cerveau peinait à assimiler cette information pourtant simple. Et elle.. Oh, elle avait simplement arrêté d’envoyer des messages à son corps qui semblait ne plus l’écouter. Sachant le combat perdu d’avance, elle avait judicieusement décidé de ne pas gaspiller son énergie à tenter de freiner ses pulsions. Elle s’arrangeait simplement pour ne pas trop le croiser, pour ainsi s’épargner une douloureuse boule dans la gorge et un cœur qui bat soudainement plus rapidement. D’un pathétique qui l’écœurait elle-même. Elle qui se pensait capable de se relever après une rupture et de passer à autre chose – sa première expérience avec Ethan l’avait revigorée – alors pourquoi avec Alexander ne se sentait-elle pas capable de l’oublier? Ça n’avait rien à voir, elle ne pouvait pas s’accrocher comme une gamine alors qu’il était parti. Elle devait l’oublier, tourner la page, penser à autre chose. Ce n’était certainement pas cet imbécile – eh oui, amoureuse d’un salaud qui préfère son travail à sa copine mais qui, étrangement, zappe son travail pour aller à Hawaii – qui allait gâcher ses vacances.

    Ce soir-là, même si elle était seule, elle avait décidé d’aller manger au très réputé The Ocean Seafood. Elle avait entendu dire que les plats asiatiques étaient tout simplement exquis. Appréciait énormément cette cuisine, c’était apparemment un incontournable pour elle. Puisque ce soir elle s’ennuyait, de toute manière, un peu d’ambiance ne lui ferait pas de mal. Puis sait-on jamais, peut-être rencontrerait-elle quelqu’un de sa connaissance avec qui elle aurait envie de discuter? – bref, rayez Ethan et Alexander de la liste. Devant le miroir de la salle de bain, elle arrangeait ses boucles d’oreille argentées. Olivia ne faisait rien d’extravagant. Pour elle, la véritable règle de la beauté était la simplicité. Une légère touche de maquillage vint ajouter à son look. Rien d’exagéré. Juste pour souligner la forme de ses yeux, ses jolies pommettes et ses douces lèvres. Alexander doit s’en mordre les doigts. Olivia leva les yeux à cette pensée encore plus stupide que toutes celles qui l’avaient traversé jusque là. Vraiment, plus la journée avançait, plus elle devenait pathétique. Enfin bon, au moins elle aurait quelque chose d’autre à faire que penser à son beau journaliste (vraiment, c’était plus romantique lorsque je pouvais dire ‘son beau musicien’ xD). Cette soirée au restaurant l’occuperait et lui changerait les idées. C’était tout ce qu’elle demandait. Absolument tout, elle ne voulait rien de plus que ça. Elle voulait arrêter de penser aux choses qui la tracassaient, elle voulait arrêter de penser tout simplement. Olivia ne souhaitait que profiter à fond de sa soirée.

    Jetant un coup d’œil à la merveilleuse vue qu’elle avait depuis sa chambre, elle décréta qu’elle n’avait nullement besoin d’une veste ou d’un chandail pour l’empêcher de grelotter. Elle tourna sur elle-même devant le miroir pour s’observer sous toutes les coutures. Décidant finalement que c’était parfait, elle ouvrit la porte de sa chambre pour la refermer derrière elle. Elle prit l’ascenseur pour descendre en bas et se dirigea vers la porte, dans sa jolie robe noire et ses petites ballerines de la même couleur. Un collier argenté de la même couleur que ses boucles d’oreilles pendait à son cou. Elle salua les employés avec enthousiasme puis se dirigea d’un pas léger vers la porte d’entrée. Elle disparue derrière celle-ci – et on ne la revit plus jamais. Mwahaha. (XD) Alors qu’elle s’avançait dans l’air lourd de cette chaude soirée, Olivia inspira doucement et soupira de bonheur. L’air était bon et les effluves qui en émanaient étaient exquis. Un léger sourire accroché aux lèvres, elle prit la direction du restaurant en observant autour d’elle et notant chaque petit détail. Déformation professionnelle, j’imagine. Étrangement, ce soir-là, la jeune Jones se sentait légère. Elle avait décidé d'éradiqué Alexander de ses pensées et de ne penser qu'à la soirée qu'elle allait passer et à l'agréable souper qu'elle allait déguster. Pour l'instant, ce plan marchait réellement bien et elle se sentait libérée de toute obligation, sauf celle de s'amuser. Ce qui, il faut bien avouer, n'était pas très difficile. Elle qui adorait observer les gens et découvrir de nouvelles choses, elle allait certainement trouver ce souper plaisant.

    Lorsqu’elle arriva à destination, elle s’aperçu qu’il était 21h. Elle avait traîné, dit donc. Bah, ça ne changerait pas grand-chose. Elle avait prit pour habitude de se lever tard, de déjeuner tard, de dîner tard et de souper tard. Elle prenait vraiment le ‘beat’ vacances et ça lui plaisait énormément après une rude semaine de travail. Olivia parla quelques minutes avec le serveur, s’extasiant sur ses vacances, sur le beau temps et sur tout ce que pouvait lui apporter Hawaii. La jeune femme fut extrêmement surprise en entrant dans le restaurant de voir qu’il était rempli de coussins qui semblaient tous plus moelleux les uns que les autres. Elle voyait les autres clients dégustant leurs plats en riant, assis – ou plutôt évachés – sur ces coussins. La surprise passée, elle en fut amusée et prit un moment pour détailler le restaurant. Plusieurs personnes étaient assises au bar tournant et semblaient déguster des sushis en parlant haut et fort avec leurs voisins. Tournant légèrement la tête, elle ouvrit de grands yeux en découvrant un immense aquarium couvrant tout un pan de mur avec des homards, des crabes, des crevettes et toutes autres petites bestioles qui finiront sûrement par être dans notre assiette. La décoration était peut-être sobre mais très jolie et d’excellent goût. Ce restaurant allait lui plaire, elle en était absolument certaine.

    Olivia sentit une présence derrière elle. La jeune femme se recula vers la gauche pour le laisser passer. Le, car c’était bien un homme. Un peu gênée de lui avoir bloqué le passage, elle détourna le regard, ne s’arrêtant pas vraiment sur lui. En fait, elle le connaissait peut-être et ne le savait même pas puisqu’elle avait préféré le laisser passer puis entrer dans le restaurant à sa suite. Oui, elle était gênée et elle-même ne comprenait pas pourquoi elle s’obstinait à ne pas vouloir le regarder en face. Peut-être parce qu’elle sentait son regard sur elle et que ça la gênait. Possible, en effet. Passant une main dans ses cheveux foncés, elle eut un léger sourire.

      OLIVIA « Je suis désolée, vous pouvez y aller. »


    ( HJ ; En fait, j’ai fais ça comme ça parce que je ne suis pas sûre s’ils se connaissent déjà ou pas XD Comme ça, s’ils ne se connaissent pas, ils peuvent faire connaissance & sinon, ça peut le faire aussi. Haan, j’suis trop forte x) )
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Zachary Wildon

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MessageSujet: Re: To forget him ; Zachary (a)   Mar 25 Aoû - 5:21

    Spoiler:
     


    Zachary était de ces personnes sans cesse égales à elles même. Toujours d'humeur égale, il pouvait aussi bien agir dans un sens comme dans l'autre, sans que cela n'est absolument aucune signification. Chose plutôt improbable, il ne passait pas son temps à chercher des raisons, des motivations à chaque de ses envies, à chacun de ses actes. Zachary agissait selon son impulsion, selon une pensée qui lui traversait soudainement l'esprit et même parfois sans même réfléchir. La plupart, la même quasi-totalité, de ses actions n'avaient ni queue ni tête, ni motivation profonde, ni sens caché, ni réflexion quant aux conséquences. Il se contentait d'agir, d'avancer, puisqu'il était impensable pour lui de faire du surplace ou de reculer. Pourtant, sa vie était faite de surplace. Et s'il avait évolué, il n'avait que très peu avancé. Il avait traversé l'adolescence avec son indolence incroyable, et sa nonchalance légendaire pour devenir un jeune adulte irresponsable. Il agissait exactement comme il aurait agit cinq ans plus tôt. Car le jeune n'apprenait pas de ses erreurs, il ne tirait jamais aucune conclusion sur les conséquences de ses erreurs, de ses péchés. Il reproduisait sans cesse les mêmes schémas, il reproduisait sans cesse les mêmes erreurs, dans un cercle infini et infinissable. Pourquoi ? Peut-être parce que Zachary avait toujours eu tout ce qu'il avait voulu. Parce que tout lui était toujours tombé dessus sans même qu'il ai à le désirer réellement. Ou le désirer tout court. Toutes les choses de ce monde, tous les bienfaits, gravitaient autour de lui en abondance et avec une opulence indécente. Il n'avait jamais eu à courir après une fille, ou à faire des pieds et des mains pour la mettre dans son lit. Chacune s'offrait avec trop de facilité pour qu'il ai à mettre en œuvre de grands stratagèmes comme la plupart des garçons de son âge. Il avait, d'autre part, tout l'argent désiré, et ce dernier était - et est toujours - un passeport illimité vers de nombreux horizons. La richesse était une clef dotée d'un pouvoir magique extraordinaire; elle ouvrait toutes les portes. A commencer par celle de la célébrité. En effet, dès son plus jeune âg, Zachary avait été projeté sous les flashs des caméras et des appareils photos sophistiqués des paparazzi les plus affamés. Qu'importe qu'il n'était qu'un jeune enfant, qu'importe qu'il ai nécessité des repères qu'il n'a jamais reçu, qu'importe qu'il se soit ainsi habitué à ce train de vie qui n'est pas celui d'un enfant... Qu'importe. Il était un sujet passionnant, qui dès son adolescence sut apporter la nourriture aux requins; les scoops de ces pseudos journalistes. Sans même le vouloir il avait lui même alimenté la ferveur de Los Angeles, devenant une icône de la côte Ouest, devenant le symbole de toute une génération. Mais il ne pu remarquer cet engouement grandissant autour de lui tellement il avait été habitué à en être entouré. Comment pouvait-il faire la différence - aussi loin que le portait sa mémoire ces flashs avaient toujours crépité lorsqu'il se promenait en compagnie de son animatrice de mère, ou de son magnat de père.Il en avait toujours été ainsi, et il en serait certainement toujours ainsi, jugeai-il - à tord ou à raison.

    Mais ici, point de flashs, point de journalistes assoiffés lui courant après pour obtenir quelques photos compromettantes qui paraitraient à la une le lendemain matin d'un quelconque journal à scandale. Zachary n'aurait même pas prit la peine de l'acheter, ou même de se renseigner sur ce qui pourrait se dire. C'était typiquement le genre de chose qui lui passait au dessus de la tête, et qui l'ennuyait au plus haut point. Il ne serait jamais allé jusqu'à rabaisser ou se moquer de toutes ses personnes dévorant chaque mot sur sa personne - à vrai dire, il n'aurait même jamais imaginé que cela fut le cas. Pour lui, toute cette agitation l'entourant n'était le fruit que du hasard, que d'une heureuse -ou malheureuse- coïncidence. C'était lui qui en était la cible, comme cela aurait pu être n'importe qui d'autre. Il ne voyait pas que c'était sa personne même qui passionnait, son être tout entier, sa manière d'agir, la grosse part de sa personnalité je-m'en-foutiste qui déclenchait tout ce grabuge autour de lui. Et puis, telle une cerise sur le gâteau, il y avait Jack. Jack qui alimentait encore plus que lui ces ragots insignifiants, toujours prête à lancer les pires rumeurs le concernant, allant jusqu'à l'humilier publiquement, crachant tout ce qu'elle avait sur le cœur à travers de grandes interviews qui faisaient toujours un peu trop scandale au goût du jeune homme. Mais il ne lui en voulait même pas. Au contraire, chacune de ses frasques n'était qu'une réponse aux siennes propres, il le savait parfaitement. Et à chacune de ses colères, il ne pouvait s'empêcher de l'aimer un peu plus encore. Si amour cela était. Zachary n'avait jamais aimé personne avant elle, et parfois, il se disait qu'il n'aimerait certainement personne après elle. Car Jack était tout simplement exceptionnelle. De ces filles que l'on ne peut oublier lorsque l'on en a croisé la route. Et pourtant, lui même avait failli la manquer. Ils avaient tous deux sillonnés les soirées mondaines de Los Angeles et ne s'étaient jamais plus que croisés, et cela, pendant des années. Mais un jour, tout cela avait changé. Et aujourd'hui encore, ils étaient ensemble. Il ne savait pas trop comment cela était possible, mais il supposait qu'elle devait l'aimer aussi, et ne pouvait donc pas le quitter - malgré toutes les erreurs qu'il répetait bien trop souvent sans même s'en rendre compte. Tout comme lui ne pouvait la quitte. Cette idée même ne lui effleurait pas l'esprit, il était pour lui une évidence qu'ils étaient faits l'un pour l'autre et qu'ils ne pourraient jamais se quitter. Jamais. Que leur histoire durerait encore longtemps - même si Jack ne pouvait s'empêcher de toujours le menacer de le quitter, de le faire, et de revenir. Il n'était pas pensable que Zachary ou Jack puissent continuer d'évoluer l'un sans l'autre. Tout bonnement impensable. D'un autre côté, il n'arrêtait cependant pas ses coucheries, vagabondant de lit en lit, de fille en fille, d'inconnue en inconnue. Et c'était cela même le talon d'Achille de leur couple; mais Zachary ne s'en rendait même pas compte, trop occupé qu'il était à vivre. Et elle le trompait autant -ou presque- qu'il la trompait et la vie reprenait toujours son cours, replaçant Zachary dans son petit confort personnel, le confortant dans sa position chaque fois un peu plus qu'il ne l'était déjà.

    C'est donc égal à lui même, comme toujours, que ce soir-là, Zachary décida d'aller manger japonais. Il n'avait pas mangé de sushis depuis ce qui lui semblait des siècles, et la perspective de déguster en toute tranquillité de délicieux sashimi ne faisait que l'encourager à se précipiter la-bas. Il quitta donc l'hotel où il séjournait pour rejoindre le restaurant à pied. Il plaça ses lunettes de soleil sur son nez, et alluma une cigarette tout en avançant d'une démarche assurée et décontractée. Comme en une éternelle routine, il ne porta pas attention aux alentours s'étalant en un cercle autour de sa personne. Il ne vit pas les regards se tournant vers lui, les personnes le reconnaissant et le montrant du doigt. Il se contenta de continuer à avancer, fredonnant une vieille chanson de Marianne Faithfull. Quand il arriva devant le porsh d'entrée du restaurant, il n 'avait même pas encore finit la cigarette qu'il avait allumé quelques instants plus tôt. Il porta la cigarette à ses lèvres, et tira une ultime bouffée de nicotine, avant de laisser la fumée ressortir de sa gorge en de longues volutes denses et grises. Il prit quelques instants pour observer l'entrée, et vit inscrit en haut, en lettres colorés -mais ne contrastant cependant pas avec le décor élégant et raffiné du lieu, le nom du restaurant: The Ocean Seafood. Il haussa vaguement les épaules et pénétra à l'intérieure. Il rejoignit la file d'attente devant la placeuse, et attendit, stoïque. Imperturbable -ou presque- il s'abîma dans la contemplation de l'océan s'affichant au loin. Profondeurs inquiétantes, infini troublant. Un couple intimement entrelacé et une jeune femme qui semblait seule se tenaient devant lui. Le couple, véhément, tentait de trouver un arrangement avec la placeuse, qui semblait refuser de leur donner une table. Ils commencèrent à hausser le temps, quand la placeuse rétorqua, froide et implacable:

    « Je suis désolé, mais vous n'avez pas réservé et le restaurant est complet ! Des personnes attendent une table depuis des semaines, alors, soit vous avez l'obligeance de réserver pour un autre soir , soit je vous prierais de laisser la place aux personnes qui attendent derrière vous. »


    Sans espoir, le couple s'éloigna, maussade. La jeune femme devant lui, aux cheveux cascadant sur ses omoplates, se retourna vers lui et lui adressa une moue inquiète, lui sembla-t-il. Il fixa son regard dans le sien quelques secondes, intrigué, avant qu'elle ne se retourne à prenne face à la placeuse qui semblait drôlement sur les nerfs. Elle leva son regard sur la jeune femme précédant Zachary, haussa un sourcil et lui demanda:

    - A quel nom avez-vous réservé ?

    Un court silence s'ensuivit, pendant lequel la jeune fille ne parla pas. Sans réfléchir, Zachary, toujours intrigué par la jeune femme, s'avança d'un pas rapide, et, s'adressant à la placeuse, rétorqua d'un ton sans réplique, du ton de ceux qui sont habitués à être servit et obéit:

    - Wildon. Mais je crains fort que vous ne trouviez pas mon nom sur votre liste.


    La placeuse hésita, face à ce jeune homme impérieux et si sûr de lui. Elle s'excusa, et quitta sa place pour rejoindre les entrailles de la cuisine du restaurant, certainement à la recherche de son supérieur hiérarchique. De toute évidence, elle se demandait si elle n'avait pas à faire avec une personnalité importante, influente, qu'elle ne savait reconnaitre mais qu'elle ne pouvait froisser en lui refusant une table. Elle sembla trouver la réponse qu'elle escomptait, car, quand elle revint, elle arborait un sourire des plus charmants - et des plus faux. Elle leur annonça qu'une table venait de se libérer -par chance- et qu'ils allaient pouvoir s'y installer. Elle s'avança, prête à leur ouvrir la voie, et Zachary fit signe à la jeune inconnue de le précéder. Goujat et serial fuckeur, mais encore gentlemen, ce Zachary ! Il la suivit, et eut droit à une charmante table, parfaitement placé. Il prit place, de concert avec l'inconnue, et planta à nouveau son regard dans le sien, après avoir retiré ses lunettes de soleil, toujours sur son nez. Il l'observa quelques instants, se demandant par quoi commencer.
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Olivia Jones

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MessageSujet: Re: To forget him ; Zachary (a)   Mer 26 Aoû - 17:07

Spoiler:
 


    La différence qu’il existait entre la fille qui venait de bousculer Olivia et cette dernière était flagrante. Premièrement, la jeune Jones était polie, et apparemment pas l’autre, qui ne lui lança même pas un regard alors qu’elle continuait son monologue en faisant de ridicules moulinets des bras, expliquant au pauvre type à ses côtés des choses sûrement inintéressantes d’après la moue ennuyée qu’il affichait. Certaines personnes sont incapables de remarquer les éléments du langage du corps. Cette fille, par exemple, ne comprenait absolument pas que l’homme à ses côtés s’ennuyait ferme. Olivia, au contraire, était capable de comprendre les subtiles variations dans l’émotion du jeune homme. Cela eu don de redonner un peu plus le sourire à Olivia, qui ne pu s’empêcher de trouver tout cela bien drôle, aux dépens de la demoiselle pour qui elle n’avait déjà pas beaucoup d’estime malgré qu’elles ne se connaissent point. En plus, la fille ne semblait pas avoir peur du ridicule. Le ridicule ne tue pas, bien sûr, mais il peut traumatiser à un certain point. Je dis ça en toute connaissance de cause, d’ailleurs. D’ailleurs, la fille était sûrement du genre à coucher avec le premier venu et l’oublier le soir d’après dans les bras d’un autre. Olivia préférait plutôt la stabilité, même si côté relations amoureuses, elle ne pouvait pas dire avoir brillé. Ils l’avaient tous laissé. Tous. Alors qu’elle croyait bien agir, alors qu’elle croyait que tout irait pour le mieux.. Eux partaient, sans laisser de mot derrière eux. Elle n’avait jamais revu Ethan. Elle n’était d’ailleurs pas vraiment certaine de vouloir le revoir. Que pourrait-elle bien lui dire? Conserver sa rancœur n’aurait servi à rien. Lui déverser son venin pas plus, d’ailleurs. Il n’aurait même pas contribué à son ‘bien-être’. En effet, se plaindre et chialer était puéril mais mon dieu que ça faisait du bien, de se défouler un peu. Elle ignorait toujours les véritables raisons du divorce d’Ethan. Ça l’avait affecté mais tout allait bien désormais. Cela faisait maintenant longtemps qu’elle avait surmonté cette étape. Elle devait beaucoup à son ex-mari. Grâce à lui, c’était une jeune femme épanouie. Tout cela était très positif pour elle. Mais si quelqu’un l’influençait dans le ‘mauvais sens’? Si quelqu’un pouvait la ‘décoincer’ un peu, l’amener à faire des choses qui ne lui ressembleraient pas? Ce serait fâcheux, en effet. Détruire la jolie personnalité qu’elle avait enfin réussi à se construire. Sauf qu’Olivia n’était pas prête à se faire manipuler. Elle saurait les reconnaître, les manipulateurs. Par contre, elle pourrait sûrement se faire influencer. Après tout, elle ne découvrirait probablement pas la machination. Ce qui m’en vient à penser au pourquoi je parle de manipulation. Qui voudrait manipuler Olivia Jones?

    La question se posait, en effet. On ne sait jamais. M’enfin, la parano, ici, c’est moi. Olivia ne pense même pas une seconde à ça. Après tout, elle est sûre de pouvoir reconnaître qui tente de la manipuler. Encore cette détermination quasi effrayante. Comme si elle avait de l’expérience dans le domaine! Peut-être que son subconscient, lui, sait parfaitement manipuler mais qu’elle n’e sait rien car elle n’a jamais essayé? Ça n’arrivera pas, d’ailleurs. Le manipulateur en question peut être excellent mais il ne peut briser des convictions ancrées en elle depuis bien longtemps. Car pour elle, la simple idée d’oser manipuler quelqu’un, de lui enlever son libre arbitre, était quasiment un crime. Chacun avait la liberté de penser, de s’exprimer. Ça, Olivia le respectait, même si les pensées des gens ne sont pas toujours très pures. Ou pas nettes du tout, même. Que se passerait-il si l’on se découvrait subitement le pouvoir de lire dans les pensées des gens? On pourrait sûrement comprendre que les pensées sont souvent dirigées dans deux ou trois directions. Je serais curieuse de savoir sur une dizaine de personnes combien ont des pensées intelligentes. Car sinon.. C’est le sexe. L’argent. Le pouvoir. Personne n’élaborait des théories incompréhensibles sur des sujets sérieux pendant qu’ils marchaient, par exemple. Personne ne pensait à la manipulation, au libre arbitre, au monde en général. Les pensées sont souvent primaires et il n’y a aucuns moyens de les retenir. Elles vagabondent, elles font germer des idées qui s’élaborent lentement dans un coin de l’esprit. Parfois elles sont claires et d’autres fois, même si ces pensées nous appartiennent, on ne sait d’où elles proviennent. Olivia avait le drôle de manie de penser à des millions de sujets en même temps et d’être capable de tout démêler ça. Évidemment, une conversation ainsi était impossible. Mais c’était dans sa tête, avec ses propres pensées. Elle semblait se comprendre, même si elle était totalement incapable de l’expliquer. Alors elle réfléchissait, abordant plusieurs sujets différents qui n’intéressent absolument personne. Sauf elle, évidemment. Vous vous êtes sûrement déjà posé des questions sur la vie, sur le monde en général. La manière de penser, la manière de vivre. Lorsqu’on vit, on pense, on réfléchit et qu’on parle à une personne, l’impression que dans sa tête il se passe exactement la même chose que dans la tienne, qu’elle est consciente et tout.. C’est étrange. Étrange mais merveilleux. C’est le pouvoir de la vie, je suppose.

    Elle entra finalement dans le restaurant qui lui faisait le plus envie en ce moment : l’Ocean Seafood. La jeune femme se mit donc en ligne, observant par la même occasion le superbe aquarium qui occupait un pan de mur entier. S’émerveillant sur toutes les bestioles qui nageaient tranquillement en ces eaux claires, elle ne fut tirée de ses pensées que par un couple qui semblait tenter vainement de trouver une place libre dans le restaurant. Olivia se mordilla doucement la lèvre inférieure. Et si.. Si le restaurant était réellement plein? Elle qui en avait vraiment le goût.. C’était dommage. Surtout que le couple s’était retourné et s’en allait, maussade, l’heurtant de plein fouet. Marmonnant quelques paroles incompréhensibles, elle s’excusa quand même à haute voix malgré que ce ne soit nullement de sa faute. Olivia se retourna vers le jeune homme en arrière d’elle et esquissa une moue légèrement inquiète. Après tout, ils seraient peut-être deux à ne pas pouvoir avoir de table, ce soir. Ils se fixèrent dans les yeux quelques instants et la jeune femme cilla légèrement, un peu surprise par la profondeur du regard. Se plaçant finalement en face de la placeuse, elle ouvrit la bouche pour dire quelque chose mais la referma rapidement en entendant la femme lui demander à quel nom elle avait réservé. Une réservation? Faut dire qu’elle n’y avait vraiment pas pensé. Ici, sur l’île, lorsqu’elle avait un désir (réalisable et réaliste, on s’entend) elle s’arrangeait pour le satisfaire. Vous savez, même si elle souhaitait qu’Alexander se rende compte qu’il est finalement fol amoureux d’elle et qu’il vienne le lui annoncer, je ne suis pas certaine que ça va se réaliser. Je suis même sûre du contraire. Il y eut un petit silence où elle ne trouva rien d’intelligent à dire, sachant très bien que si elle disait qu’elle n’avait pas de réservation, elle se ferait envoyer dehors comme le couple avant elle. Et ça, c’était hors de question. Le mignon type derrière elle s’avança d’un pas pour dire qu’il avait réservé au nom de Wildon, mais qu’il craignait qu’elle ne le trouve pas sur sa liste. Se demandant ce qu’il avait en tête, elle regarda la placeuse s’éloigner pour entrer dans les cuisines. Sûrement partie voir son supérieur. Lorsqu’elle revint, elle arborait un sourire charmant qui ne trompait personne et leur dit qu’une table s’était miraculeusement libérée à l’instant et qu’ils pourraient la prendre. Elle la pria de la suivre, et elle parti dans le restaurant. Jetant un léger coup d’œil au jeune inconnu derrière elle, elle remarqua qu’il lui faisait signe de le précéder. Olivia suivit donc la placeuse qui les installa à une table magnifiquement bien placée. Elle y prit place, s’installant face à un homme dont elle ignorait tout. Une première. Elle n’avait pourtant pas à rechigner. Vraiment, elle aurait pu tomber sur bien pire que lui. Il était vraiment mignon et était tout à fait charmant d’avoir prit l’initiative de lui proposer une table. Elle n’oublierait certainement pas cette soirée qui sera sûrement mémorable. Il avait enlevé ses lunettes soleil – logique – et ils s’observèrent encore quelques instants. Voir un regard d’une telle intensité était rare, pensa-t-elle. Olivia lui sourit légèrement, se demandant par quoi commencer.

      OLIVIA « Eh bien.. C’est la première fois que je me fais inviter à une table ainsi. » Souriant derechef, elle coinça une mèche de ses longs cheveux derrière son oreille en l’observant de nouveau.
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