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 TOPIC COMMUN # 1. : Inauguration (4)

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Prof. Elliot McAlister

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MessageSujet: TOPIC COMMUN # 1. : Inauguration (4)   Lun 22 Juin - 21:42

Contexte :

Citation :
Simplement éclairée à la torche, le parc et ses nombreux recoins invitent aux rapprochements... mais pas que ! En effet, une scène a été montée dans l'après midi et vous propose de regarder divers spectacles, dont uen démonstration de danse Hawaïenne. Pour les plus courageux d'entre vous, un cours vous est également proposé : devant tout le monde, oui.
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Lucas Delaney

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MessageSujet: Re: TOPIC COMMUN # 1. : Inauguration (4)   Mer 24 Juin - 17:23

Ca n'était que le premier jour de vacances, et déjà, ce mot prenait la signification d'un véritable cauchemar. Janis, janis, janis. Le fantôme de sa passion était là pour tourmenter son âme meurtrie. Elle était toujours aussi magnifique. Aussi merveilleuse. Aussi douloureuse. Aussi... elle. Sa seule présence rendait Lucas dingue. Il aurait pu partir à la nage si il n'était pas aussi tiraillé entre l'envie de la voir, de la croiser encore & encore, et celle de la fuir à tout jamais. Elle l'avait brisé, et il lui suffisait d'un claquement de doigts pour recommencer. Elle n'avait qu'un mot à dire, et Lucas savait qu'il aurait du mal à résister à la sensation grisante qui s'emparerait de lui. Elle n'avait qu'un mot à dire, et le garçon serait prêt à briser une nouvelle fois Anabel. Chose qu'il s'interdisait. C'était hors de question qu'elle paye encore par sa faute. Qu'elle paye pour ses putain d'erreurs. Elle était si instable, si fragile. Si excessive. Il lui avait fait du mal en la jetant littéralement pour aller batifoler dans les bras si accueillants de Janis. Lucas le savait, puisque quand Janis l'avait à son tour abandonné, il avait ressenti une douleur si force et vive qu'il avait cru en mourir. Il en serait mort, d'ailleurs, si il n'était pas allé s'échouer aux pieds d'Anabel. Il attendait d'elle qu'elle lui donne le coup final qui lui serait fatal, puisque seule la mort semblait pouvoir le délivrer de la passion dévorante qui l'unissait à Janis. Pourtant, elle l'avait sauvé, lui même ne saurait le dire comment. Et maintenant, Lucas se perdait dans leur couple. Il savait pourtant qu'il était voué à l'échec, que ce n'était qu'un manège grotesque. Mais Anabel l'aimait et c'était tout ce qui comptait. Il attendrait qu'elle aille mieux, et accepte leur séparation comme l'évidence qu'elle était. Ces vacances étaient donc une aubaine. Le soleil réchaufferait sa peau, et son âme. Elle irait mieux, il le savait. Lucas ne voulait pas une nouvelle déchirure, il voulait qu'Anabel le laisse partir, simplement. C'était mal la connaître, mais pourtant, l'idéaliste qu'il était espérait que ce jour viendrait. Mais ce ne serait pas aujourd'hui. Il venait tout juste de quitter Janis, et Lucas était ravagé de l'intérieur. Le désir violent qu'il ressentait toujours à l'égard de cette femme avait pris place dans son bas ventre, et il ne pouvait s'en défaire. Le tout semblait aspergé de haine, de désespoir enragé. Lucas n'était plus qu'un pêle mêle violent de sentiments, et il ne savait nullement comment se calmer. Il ne demandait pas à être apaisé, ça non. Il voulait simplement détruire, et être détruit en retour. La destruction seule semblait capable d'éteindre le feu qui venait de s'allumer avec force en lui. Le retour de Janis était trop brutal.

Lucas entra en trombe dans la suite, laissant la porte claquer contre le mur trop blanc, lui offrant une marque disgrâcieuse. Bien fait. Il laissa tomber sa guitare sur le lit, et la rejoignit bien vite. Il resta là, échoué, la tête entre ses mains, avec une fureur mal contenue. Ses yeux étaient clos, son souffle saccadé. Ce n'est qu'en les rouvrant qu'il vit Anabel, en face de lui, à le regarder étrangement. Anabel. Il avait presque oublié sa présence, tout à sa douleur. Lucas vit en elle l'exutoire idéal et sans n'échanger ni un mot ni un regard, il la plaqua contre le mur. Sa tête nichée dans sa nuque, il respirait frénétiquement l'odeur de ses cheveux clairs. Clairs comme ceux de Janis. Ses mains épousaient ses formes tandis que son corps se plaquait contre le sien. Bien qu'Anabel était toujours avide de sexe, Lucas lui, en avait une vision presque spirituelle. C'était l'union de corps, certes, mais quand il couchait avec une fille - il osait même dire 'faire l'amour', il y mettait plus que son corps. Il y mettait toute son âme. C'était un acte hautement symbolique et il s'y donnait entièrement. Cela ne voulait pas dire que ce n'était pas fougueux, au contraire, avec Anabel, ça l'était toujours. Simplement, il ne la baisait pas. Là, c'était différent. Lucas était possédé par une rage quasi animale, et la frontière entre le sexe et la violence semblait plus mince que jamais. Il avait mal, mal, mal et ne savait pas comment extraire cette putain de souffrance qui le dévorait de l'intérieur. Anabel et Janis se confondaient dans son esprit, tandis qu'il soulevait brusquement la robe dont elle était pourvue, se collant encore plus fiévreusement contre son corps. Sa culotte rejoignit le sol, tandis que Lucas, les mains tremblantes semblait au bord du gouffre. Il avait envie d'hurler, de frapper, de pleurer. Il ne savait même plus de quoi il avait réellement besoin. A la place, il la baisa, se haissant pour lui manquer de respect de la sorte. Il ne l'avait même pas embrassée. Lucas savait néanmoins qu'Anabel était accro à la luxure et assez perverse pour prendre ça comme un jeu. Peut être n'avait-elle pas ressentie la rage quasi animale qu'avait mis Lucas à la tâche. Peut être n'avait-elle pas perçue sa façon brutale de la posséder, et son esprit qui semblait ailleurs, comme troublé par une chimère dont elle n'avait pas idée. Peut être que si, mais il n'avait même pas envie d'y réfléchir.

Loin d'être apaisé, Lucas renfila en vitesse son jean pourri et se passa la main derrière la nuque, sans un regard pour Anabel. Putain, ce qu'il pouvait se haïr quand il agissait de la sorte. Il avait honte, et se détestait. Anabel n'était pas la cause de son malheur. Elle n'était pas une pute et ne méritait pas qu'il la traite comme ça. Janis était la cause de sa douleur. Janis était la pute de l'histoire, celle qui lui avait promis monts et merveilles et l'avait abandonné à sa passion destructrice, le laissant presque mort. Janis méritait toute sa haine et sa rancoeur et pourtant, il n'y parvenait pas. L'espace de quelques minutes, les deux jeunes femmes s'étaient confondues, et Lucas avait exprimé son mal être avec Anabel, en imaginant que c'était Janis qui subissait ses ardeurs. Trop honteux pour soutenir le regard d'Anabel - il ne voulait surtout pas voir sa réaction - Lucas attrapa son paquet de cigarettes et lança d'une voix rauque, et quelque peu éteinte. « J'ai besoin d'être seul. » Et il s'eclipsa, sans un regard. Il avait besoin d'être seul et de réfléchir à tout ça. Il fallait que lui & Anabel se barrent d'ici. Il ne le supporterait pas. Il ne pourrait pas être si proche de Janis, ça le rendrait littéralement dingue. Mais vraiment. Lucas ne savait pas jusqu'où sa passion dévorante pouvait le mener et il ne voulait pas le découvrir. Janis ne voulait pas de lui, très bien. Il vivrait à jamais loin d'elle. Mais si proche de son corps, il n'arriverait jamais à l'oublier, et ferait peut être encore payer à Anabel ses sautes d'humeur. Merde, ce n'est pas ce qu'il voulait. Il voulait l'aider à aller mieux, pas lui enfoncer la tête dans l'eau alors qu'elle se débattait déjà difficilement. Lucas marchait, ne sachant pas où ses pas le menaient, l'esprit bien trop torturé par sa vie sentimentale bancale. Il atterrit au parc, et fut soulagé de trouver un coin tranquille. Enfin presque. Il alluma sa cigarette et entendit des bruits, non loin. Sa curiosité l'emporta, et Lucas se retrouva en face d'une estrade. Des gens semblaient danser, en costume, tandis que quelques vacanciers perdus regardaient la scène. Génial. Il ne manquait plus qu'on lui tende la main pour l'inviter à rejoindre la scène pour que sa vie soit réellement un carnage.


[Désolée, c'est un peu médiocre. J'ai posté relativement court, comme c'est pour le topic commun I love you. Gens, hésitez pas à nous rejoindre, il va y avoir de l'action. ]
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MessageSujet: Re: TOPIC COMMUN # 1. : Inauguration (4)   Mer 24 Juin - 18:35

    C'était le jour de leur arrivée. Et Anabel sentait déjà sa peau translucide se liquéfier sous l'effet de la lourde chaleur qui régnait ici. C'était presque iréel, ça changeait de New York et de son air pollué, surchargé, collant. Tout semblait plus pur et même Anabel se surprenait à trouver ses cheveux encore plus blonds, plus chatoyants qu'habituellement. Tout prenait une tournure plus amplifiée, mais ça, ce n'était pas bon pour la jeune femme. Elle était déjà d'une nature excessive à un point ou chaque action devenait problématique, ou chaque sentiment devenait douloureux, ou chaque relation devenait destructrice. Voir ses sentiments encore amplifiés aurait du la déranger au plus haut point, mais non, c'était dans sa nature excessive d'aimer se détruire. Elle aimait l'alcool et la drogue, consommait la vie sans aucune modération et décidait d'en finir avec l'existence à chaque fois qu'elle avait le coeur brisé. Mais malgré cette attitude froide, hautaine, presque glaciale - et surtout, dure et incassable - Anabel était une jeune femme d'une fragilité saisissante. Et Lucas semblait l'avoir compris. Il l'avait abandonnée une fois, et la douleur qu'elle avait ressenti à ce moment là n'avait d'égal que sa rupture avec Liam. S'il y avait eu deux hommes dans sa vie, c'était bien ces deux là. D'ailleurs, tout en elle s'en souvenait. Son âme meurtrie, son coeur brisé maladroitement recollé et ses avants bras arborant de subtiles cicatrices datant de ses deux douloureuses ruptures. Mais maintenant, il savait. Il savait qu'en dessous de cette carapace des plus exaspérante, Anabel était d'une fragilité encore plus exaspérante. Sa fragilité et son expressivité la poussait à amplifier chacun de ses sentiments au maximum, si bien que son amour actuel pour Lucas n'avait de limites. Elle se montrait possessive, exclusive, exhaustive, excessive,... Et d'ailleurs, il restait avec elle juste par peur de la briser à nouveau, il était tellement gentil, il détestait faire du mal aux gens et se faire jeter par Janis lui avait montré à quel point cela pouvait faire mal, à quel point tout votre être en est affecté à jamais. Mais Anabel, en éternelle amoureuse prenait tout cela pour de l'amour - un amour égal au sien, fusionnel, passionnel, qui les unirait à jamais - au lieu que ce pour quoi il était, de la... pitié.

    Elle était dans la salle de bain, habillée d'une petite robe et en train de brosser ses cheveux éternellement blonds comme les blés quand la porte claqua follement. Être effrayée n'était pas dans sa nature, méfiante, oui. Elle se rendit donc dans la chambre qu'elle partageait avec Lucas et y trouva ce dernier, couché sur le lit les yeux clos, une expression de colère sur le visage. Etrange, il était plutôt du genre zen mais bon. Elle le fixa, attendant qu'il daigne réagir, une expression confuse sur le visage et une moue abrupte sur les lèvres. Soudain, il se releva, l'entraîna jusqu'au mur et la plaqua contre. Il était du genre doux, d'habitude, y mettant plus que du physique mais aussi beaucoup d'émotions. Et Anabel aimait beaucoup ça, même si son tempérament joueur et excessif aimait aussi quand c'était un peu plus... violent. C'est pourquoi ce changement d'attitude ne lui mit pas trop la puce à l'oreille : il était prometteur de plaisir, et Anabel ne se méfiait pas du plaisir. A ses risques et périls, évidemment. Elle sourit, se laissant respirer frénétiquement par Lucas. Il avait la tête dans sa nuque et semblait absorbé par l'odeur de ses cheveux - fraise camomille. Il lui retira sa robe légère et ses sous vêtements, en moins de trente seconde chrono. C'était un record et elle se laissait couler, se laisser surprendre par Lucas. Sauf que soudain, il s'écarta brusquement, baissa les yeux, remit son pantalon tout aussi vite qu'il avait déshabillé Anabel et tourna les yeux, marmonnant un maigre « J'ai besoin d'être seul. » Nullement convaincue, la jeune femme remit ses sous vêtements, sa robe et se mit en quête de chaussures.

    Elle trouva assez vite et se lança à la poursuite de Lucas, mais discrètement. D'ailleurs, elle ne le retrouva qu'une fois arrivée au parc. Il y faisait presque silencieux, mais tout à fait. Un groupe de touristes - sûrement mentalement attardés - dansaient sur une scène une danse proprement ridicule. Souriante, elle repéra Lucas devant la scène, une expression semblable à celle qu'aurait pu arborer Anabel en pareille situation. Il fumait, et Anabel aurait bien fumé une clope elle aussi, mais malheureusement, elle avait oublié son paquet. Tant pis, elle se rattraperait plus tard, mais d'abord, il fallait qu'elle tire cette histoire au clair. D'abord, ce brusque changement de comportement et après, ce retrait tout aussi brutal ? C'en était trop pour sa curiosité maladive et sa possessivité presque totale. En fait non, entièrement totale. Sans réfléchir, elle se laissa guider par son - mauvais - instinct et se rua sur Lucas, furibonde, vexée et excessivement possessive envers lui, et ses émotions. Elle voulait ABSOLUMENT savoir, cela lui était presque vital.
      « Tu me dois des explications Lucas... Toute manière, que tu le veuilles ou non, y faut que tu me dises pourquoi tu t'comportes comme ça ! Tu arrives comme ça, tu changes de comportement du tout au tout et puis tu t'en vas ? Tu penses pas que je mérite ne serais ce qu'une Explication ? Non, ça te travers pas l'esprit hein ?! J'ai l'impression que tu t'en fous de moi. »
    Elle avait les larmes aux yeux et de délicates larmes de tristesse sincère, de rage et de possessivité bafouée roulaient sur ses joues cristallines.
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Lucas Delaney

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MessageSujet: Re: TOPIC COMMUN # 1. : Inauguration (4)   Lun 29 Juin - 13:40

    Lucas laissait l'air frais lui fouetter le visage. Il voulait simplement prendre l'air en espérant que ça l'aiderait à se calmer. A aller mieux. A faire le vide. Le vide qui lui était nécessaire. Son équilibre était tellement instable, aussi paradoxal soit ceci, qu'il fallait qu'il se calme et qu'il réfléchisse au lieu d'agir, pour une fois. Ca lui était pourtant impossible. Là, maintenant et tout de suite, il se sentait comme pris au piège. L'île lui paraissait trop étroite, les côtes semblaient se rapprocher peu à peu de lui comme pour mieux l'enserrer. Il étouffait, bordel. Il ne pouvait pas continuer comme ça, à fuir il ne savait quoi. Ou plutôt, il savait trop bien ce qu'il fuyait : la passion. La souffrance aussi. Elle. Il se sentait comme un lion en cage, arpentant sa prison bien trop étroite. Lucas avait beau être à l'extérieur, dans un parc luxuriant et immense, il était mal. Se sentait mal. Sa respiration était saccadée et ses mains tremblaient malgré lui. Même la nicotine ne parvenait pas à l'apaiser. Et ces saloperies de danseurs Hawaiiens ne l'aidaient en rien à y voir plus clair, ou à se concentrer. La musique était trop forte, leurs pieds martelaient l'estrade de façon désagréable et les touristes l'agaçaient à applaudir de la sorte. Lucas détestait être si négatif mais il n'y avait pas à dire, rien ici ne le rendait heureux, ou joyeux. Les vacances étaient détruites à cause de l'apparition inopinée de Janis et il en oubliait presque leur but : faire en sorte qu'Anabel aille mieux. Comment pouvait-elle aller mieux, d'ailleurs ? Il avait agi comme le pire des salauds avec elle. Qui pouvait décemment baiser sa petite amie sans un mot, sans un seul signe de tendresse avant de se barrer toujours sans une explication ? Bien sûr, ça aurait pu être un jeu si ils s'étaient exprimé avant, mais ce n'était pas le cas. Lucas n'agissait jamais aussi mal, et se détestait lorsqu'il le faisait. Anabel n'avait pas à subir ça. Il le savait, mais n'arrivait plus à se contrôler tant Janis le rendait dingue. Son nom était imprimé dans son cerveau, inscrit sur son corps, gravé dans son coeur. Il ne voulait pas l'aimer encore, il ne le voulait pas. Il ne le pouvait pas non plus. Lucas aimait Anabel, c'était indéniable, mais il l'aimait avec une tendresse touchante, pas avec le feu enragé de la passion. Et Lucas était un passionné, l'amour devait le consumer, l'amour devait lui brûler les ailes. Sinon, cela ne servait à rien de se sacrifier pour lui. Il était un être excessif dans ses sentiments et pour lui l'Amour était la seule véritable chose qui était assez belle et rare pour qu'on se sacrifie pour lui. La fierté ? Une entrave, un handicap, rien de plus. Dire ce que l'on ressentait, tout abandonner même son égo pour l'Amour était le plus pur et le plus beau des sacrifices. Debout et seul dans un coin du parc non éloigné de cette estrade débile, Lucas tirait nerveusement sur sa clope, se nourrissant de la fumée qui se dégageait. Pourtant, ce geste ne l'apaisait même pas. Rien ne semblait pouvoir le faire. Rien ne semblait pouvoir le calmer et faire redescendre la pression. Pourtant, il en avait besoin. Lucas se retourna, le regard sombre et pas très avenant, en entendant une voix hystérique s'adresser à lui. Anabel. Elle l'avait suivi jusqu'ici et semblait en proie à une de ses colères aussi insupportables et explosives qu'elles étaient courtes. Ils se déchiraient souvent, et finissaient toujours par se réconcilier sur l'oreiller - ou alors. Là, cependant, la réconciliation par le sexe ne semblait pas franchement au programme. Lucas voyait à peine ses yeux perlés de larmes, celles ci qui roulaient sur ses joues, translucides. C'eût presque été un beau spectacle si il n'avait pas été trop pris par ses tourments intérieurs pour l'observer. Il l'entendait à peine, la distinguait peu. Lucas reprit quelque peu pied avec la réalité quand Anabel se rua sur lui, apparemment furieuse. Il pouvait la comprendre. Il la saisit fermement par les épaules pour qu'elle se calme, et évite une scène en public. Ces vacances étaient pour eux un exutoire, normalement, et devrait permettre à la jeune femme d'aller mieux. Et là, ce n'était pas le cas. Mais alors, pas le cas du tout. Lucas tâchait de se concentrer sur ce que disait Anabel, mais le coeur n'y était pas. Le cerveau non plus. Il était encore tout occupé par sa rage, sa haine viscérale qui le bouffait de l'intérieur et lui dévorait cruellement les entrailles. Ses yeux étaient fuyants et fixaient un point derrière sa copine, au lieu de la regarder elle. Pourtant sa pression sur ses frêles épaules ne relâchait pas. « Calme-toi Anabel. S'il te plaît. Il n'y a aucune explication, j'ai juste besoin d'être seul. D'accord ? Je suis désolé pour tout à l'heure si c'est ce que tu veux entendre. Je ne sais pas ce qui m'a pris. J'ai agi comme un con. » Il ne savait pas ce qu'il lui avait pris ? Mais quel menteur faisait-il. Son ton avait été laconique et empli d'un j'm'en foutiste total qui ne faisait normalement pas parti de lui. Comment pouvait-il agir aussi mal avec Anabel ? Il l'avait déjà fait horriblement souffrir une fois, et elle en portait encore les sequelles sur ses avant-bras. A chaque fois que les yeux clairs de Lucas se posaient sur ces cicatrices, il sentait la nausée prendre possession de tout son être. Il avait l'impression de se voir lui infliger ces sévices lui même. Et il avait l'impression de ressentir la douleur, comme si il s'était également tailladé la peau. Lucas relâcha la pression sur les épaules d'Anabel et finit par la presser contre lui, les larmes de la jeune femme recouvrant son tee shirt gris délavé. Lucas posa son menton sur la tête d'Anabel, tandis qu'il passait doucement ses doigts dans ses cheveux clairs. Ce geste avait toujours apaisé la jeune femme. « Je suis désolé, vraiment. » Lucas resta là, à la serrer contre lui. Il ne savait pas si Anabel allait être apaisée ou au contraire, allait exploser. Tout contre elle, lui se sentait légèrement mieux. Légèrement. Sa cigarette se consumait toute seule dans sa main, et il s'en fichait. Après quelques minutes d'union parfaite, il lâcha comme une bombe, dans un souffle. « Elle est ici. » Une explication brut de décoffrage, qui allait sans doute changer le cours de leurs vacances, et l'humeur d'Anabel. Mais Lucas n'avait jamais été un menteur, il était d'une sincérité presque exemplaire, et ne pouvait cacher la vérité à Anabel. Elle ne le méritait pas.
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MessageSujet: Re: TOPIC COMMUN # 1. : Inauguration (4)   Mar 30 Juin - 23:18

    [ Désolée, c'est trop nul là... ]

    Il existe une maladie mortelle dont les symptômes sont un gonflement du coeur extrême, une douleur vive et ensuite, fatalement, la mort. Selon la légende familiale, la grand mère d'Anabel et son grand père étaient tout les deux morts de cette maladie, en même temps. Et d'ailleurs, cela devait être héréditaire car Anabel sentait son coeur se dilater dangereusement, et épandre une douleur vive en dessous de ses côtes, lui fouetter le coeur de mille chevaux galopants, lui écraser la raison de milliers de milliards de doutes aussi piquants que des pics de ver brisé. Ca faisait tellement mal de le voir si torturé, ça faisait tellement mal de s'imaginer les pires scénarios possibles. Quand ils avaient rompus, Lucas n'avait pas donné de raisons particulières pour justifier son départ. Cela avait complètement anéanti la jeune femme - il fallait tellement peu pour l'anéantir que tout devenait problématique - et tout deux se souvenaient très - peut être même trop - bien des souffrances qu'avait ressenties Anabel. Ses avants bras portaient encore des marques bien voyantes des couteaux, lames de rasoir et autres objets coupant qu'elle s'était entrée dans les chairs, avec lesquelles elle avait fait couler autant de sang que de larmes. Elle se sentait mal la plupart du temps et présentait des tendances suicidaires exacerbées mais elle était tellement attachante. C'était Anabel quoi, une fragilité à fleur de peau en dessous d'une épaisse carapace de grosse dure, qui ne faisait jamais vraiment long feu. Et avec Lucas, elle durait encore moins longtemps. Elle l'aimait tellement qu'imaginer le perdre à nouveau surpassait la douleur de la première rupture. La première fois, elle avait une énième fois tenté de mettre fin à ses jours, et elle savait que s'il venait à la quitter à nouveau, elle réessaierait parcequ'elle n'avait pas d'autre choix. Vivre avec la douleur lui était insupportable, cela faisait trop longtemps que les gens la décevaient et la faisait souffrir. Dans le fond, elle était bien contente d'avoir raté ses tentatives. Elle devait se venger d'abord. Il y avait deux personnes qu'elle haïssait plus que tout au monde, deux personnes qu'elle voulait faire souffrir. Deux personnes responsables de son coeur en miettes ; Liam et Janis. Son ex, son premier grand amour, le premier pour qui elle aurait donné sa vie et le premier à la remballer à cause de son caractère excessif. Le premier qui avait indirectement, orné ses avants bras de lignes rougeâtres pour la première fois. Et l'autre... Janis. Ne vous risquez pas à prononcer son prénom devant elle, elle est excessivement susceptible à ce sujet. Lucas était parti pour elle ; pour sa prof de littérature. Sur le moment, il ne lui avait pas avoué mais elle avait toujours su qu'il la quittait pour quelqu'un d'autre, quelqu'un de moins instable, quelqu'un de mieux. Et toutes ces raisons la poussait à la détester de la moindre parcelle de son être furibond. Anabel était une tornade, et Janis devrait essuyer une catastrophe naturelle. Quand Lucas était revenu, il avait avoué qu'il avait rencontré quelqu'un après leur rupture, que c'était fini mais qu'il avait au moins appris une chose: son amour pour Anabel. Sur le coup, elle était tellement aux anges de ce retour, le retour de sa moitié la rendait tellement joyeuse, elle l'aimait tellement qu'elle n'avait pas réfléchi à cette histoire. Mais au fond d'elle, elle remarquait bien qu'il semblait blessé, il s'était passé quelque chose, il avait souffert avant de revenir vers elle, que c'était plus compliqué que ça n'en avait l'air. Mais elle évitait le sujet, Lucas était là et elle ferait tout pour qu'il reste auprès d'elle. Il était indispensable à son équilibre. Même si cela signifiait qu'elle devrait éliminer toute personne entravant son bonheur. Elle méritait d'être heureuse, et tout les gens qui se mettraient en travers de sa route n'auraient qu'à souffrir comme elle avait souffert. Elle leur arracherait le coeur tour à tour pour leur montrer à quel point cela peut faire mal, à quel point vous pouvez souffrir.

    Elle était donc là, plantée devant lui, et elle venait de lui faire son petit speach survolté, hors d'elle. Ses paumes tremblaient de colère et les larmes qui roulaient - couvrant bientôt ses joues à la peau diaphane - étaient des larmes d'une tristesse sincère. D'une souffrance réelle. Bientôt ses yeux qui criaient au supplice de la souffrance intérieure qui l'animait se teintèrent de son habituelle colère. Elle était au moins douée pour une chose, piquer d'énormes crises que les gens autour d'elle devait apprendre à assumer, à controler, à supporter. Ce qui expliquait qu'elle n'était pas très entourée. Ses parents l'avaient sûrement oubliée, ses amis se comptaient sur les doigts d'une main et même si elle intriguait la plupart des gens, ce n'était pas pour les bonnes raisons. Ils la détestaient mais c'est bien connu, les gens que l'on déteste nous paraissent plus attirants que les autres. Logique. Il se recula et fut sec avec elle, il avait l'air encore plus détaché que lors de leurs disputes précédentes et l'absence de toute émotion dans ses yeux lui fit l'effet d'un coup de massue sur son coeur fragile. Métaphoriquement parlant, le coeur d'Anabel était un assemblage de petit morceau de porcelaine extrêmement fragile. Le moindre effleurement le faisait s'écrouler comme un vulgaire château de cartes. Lesdits morceaux n'étaient même pas emboités les uns dans les autres, ils étaient vulgairement posés les uns sur les autres dans un équilibre précaire. Et là, tout s'écroulait. C'est à peine si les morceaux de coeur brisés passer devant ses pupilles. C'est à peine si le mot douleur ne s'inscrivait pas sur sa rétine. Il la tenait fermement par les épaules, tentant de maitriser la crise de nerf qui animait le corps de la jeune femme. D'ailleurs, Anabel se rendait à peine compte qu'elle serrait les poings si fort que ses ongles lui entamait la peau, qu'elle avait cinq marques rouges vives sur ses paumes, que même ses orteils dans ses Keds étaient serrés sur eux mêmes, recroquevillés dans une position d'extrême colère. Elle ne se rendait pas non plus compte que son nez frémissait subtilement, annonçant l'ampleur de sa colère.
    « Calme-toi Anabel. S'il te plaît. Il n'y a aucune explication, j'ai juste besoin d'être seul. D'accord ? Je suis désolé pour tout à l'heure si c'est ce que tu veux entendre. Je ne sais pas ce qui m'a pris. J'ai agi comme un con. » Comment pouvait t'il lui dire ça, à elle? Comment pouvait t'il? Il avait agi comme un con ? Ouais, c'était pas cas de le dire. Mais elle s'en fichait, elle "tait tout bonnement incapable d'en vouloir à Lucas, trop conne pour faire la part des choses. Il avait besoin d'être seule? C'était la seule chose qu'elle ne pouvait pas lui donner, à part en mourant, c'était peu être ce qu'il désirait... La voir partir à jamais, vivre sa douleur avec Janis sans le poids de la pitié qu'il ressentait pour Anabel... Même si elle savait que dans le fond, il était amoureux. Il ne ressentait peut être pas la passion qu'il voulait, la passion dont il avait besoin mais au moins, il avait un soupçon de sentiments pour elle. Ce n'était pas assez. Il aurait fallu qu'il puisse donner sa vie pour elle - non pas qu'elle le désire - il aurait fallu qu'il puisse traverser le monde pour qu'elle aille mieux, il aurait fallu qu'il lui murmure son amour à l'oreille en passant la main dans ses délicieux cheveux blonds, il aurait fallu qu'il l'aime passionnément. Ouais, il aurait fallu...

    Et puis subitement, au lieu de la tenir par les épaules comme pour la maitriser il la prit dans ses bras, éteinte empreinte d'une certaine tendresse malgré la crise d'Anabel qui doucement, commençait à passer. La colère l'avait vidée de toute énergie et elle n'avait qu'une envie, rester dans ses bras pour toujours. Crever dans ses bras, vivre dans ses bras, sourire dans ses bras et en l'occurrence, pleurer dans ses bras. Elle laissait libre court à sa peine, l'écoulant par ses yeux sûrement usés à force d'avoir pleuré diverses douleurs. Elle se vidait, elle pleurait pour toutes les peines qu'elle avait jamais ressentie, s'apaisant peu à peu, sentant l'afflux sanguin qui animait ses veines, ses muscles et qui irriguait son cerveau de venin quand elle était en colère, se dissiper peu à peu laissant place au calme avant la tempête. Elle se calmait, elle sentait le menton de Lucas au dessus de sa tête, elle avait la tête tout contre lui et en tendant l'oreille elle pouvait percevoir les battements de son coeur, elle avait son odeur plein les narines, elle était en extase, dans une extase mouillée de larmes.
    « Je suis désolé, vraiment. » Elle n'avait pas besoin de plus pour repartir en selle, elle murmura simplement un... simple « C'est bon. Ca va. » Elle essayait de faire le vide dans sa tête, de ne penser qu'au moment de tendresse qu'ils s'accordaient là, à leur lente réconciliation. C'était tellement bon. Et puis, alors que le venin quittait ses veines, qu'elle retrouvait son calme. Il lâche la bombe. En trois mots, il colora le monde de rouge. « Elle est ici. » Le venin fut rapide, rejoignant son organisme a la vitesse de l'éclair, faisant scintiller ses prunelles d'un éclat rougeoyant menaçant, parcourant son échine de frissons d'une colère glaciale. Elle ne pleurait plus, son canal lacrymal obstrué par trop de colère. Elle brisa l'étreinte de Lucas & recula de quelques pas, toujours aussi froide. Sa peau translucide prenait des allures scintillantes sous l'éclat de lune, ses lèvres étaient pincés, subtilement recourbées et dévoilant la naissance de ses longues dents blanches bien alignées, ses yeux étaient totalement éteint, brillant uniquement cette flamme de la vengeance, de la colère. Elle allait exploser. Et de préférence, elle préfererait passer sa colère sur mettons... Janis. Pourquoi pas. C'était tellement tentant. Elle était animée de désirs meurtriers, se doutant bien qu'elle anéantirait Lucas par la même occasion; et c'était l'unique chose qui la retenait de se ruer sur elle, de lui arracher les cheveux un par un et de lui broyer le coeur. Ouais, la seule et unique chose. Janis pouvait dire merci à Lucas. Et soudainement, elle craqua, la colère froide devait sortir, les colères silencieuses c'était pas du tout son truc... « Janis si par hasard tu m'entends sache que je t'en veux à mort. Ho super! Madame est la pour les vacances. Mais c'est trop cool dis moi. On a qu'à l'inviter à boire un thé tout ensemble pour la remercier de nous avoir fait souffrir. Aussi bien toi que moi. Ouais, c'est une bonne idée non? Manger des cakes tous ensemble, parler du bon vieux temps et comparer nos expériences avec toi. Je meurs d'envie de la rencontrer, genre, haha. » Elle avait parlé d'une voix froide, insensible, dure, hautaine, mesurée et incroyablement cynique. Mais tout à coup elle ne pouvait plus tenir, elle ne pouvait plus se contrôler tant le fait de savoir qu'elle était là l'emplissait de souffrance et de haine. Tant cela ravivait les douleurs qu'elle possédait, qu'elle tentait de refermer tout doucement, par a coups, sans trop se blesser dans la manœuvre. Elle gâchait tout, elle était intruse, superflue. C'en était trop, ses genoux flanchèrent et elle se retrouva à genoux par terre, se laissant lourdement tomber sur ses os, ne prêtant pas attention à la brulure qu'elle s'infligeait au passage sur le tarmac. Sûrement Lucas remarquerait t'il son genoux écorché, mais pas elle. Elle se fichait de tout ce qui la concernait. Elle se remit à pleurer, réussissant à dire quelque mots, la voix maintenant brisée, torturée, saccadée, suppliante, envoutante. « Elle est la dernière chose dont j'ai... besoin. »
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MessageSujet: Re: TOPIC COMMUN # 1. : Inauguration (4)   Mar 30 Juin - 23:56

    Janis en avait déjà ras le bol de ces soit disant vacances alors qu’elles venaient juste de commencer. Heureusement, quelqu’un avait eu la bonne idée d’organiser ce qui semblait être un cocktail de bienvenue où l’alcool coulait à flot. Ni une ni deux, elle se saisit d’une coupe de champagne et déserta la salle commune ne prenant pas même la peine d’écouter le discours de cet homme certes charmant mais des plus barbants. Pourquoi s’entendre dire que les vacances sont là pour s’aérer alors qu’elle à l’impression d’étouffer. De se confiner dans une vie qui ne lui conviant pas, avec un mari qu’elle ne peut aimer de la bonne façon. Comment se reposer et profiter après avoir pris conscience des ces choses ? Après s’être rendu compte qu’à trente ans, vous êtes marié, vous avez un nombre d’amant qui fait le voyage avec vous sur le porte bagage que l’on peut laisser choir au moment e plus opportun. Mais c’est certain, il ne peut y avoir plus de deux personnes sur le vélo. Alors il faut choisir entre le mari et une vie confinée, ennuyeuse et guindée et l’amant et vivre tout simplement. Mis quoi que l’on choisisse, la chute est difficile pour celui qui doit rester sur le bas chaussé. Comparaison douteuse mais l’alcool aidant, elle ne remarque pas ses élucubrations personnelles et se contenta de vagabonder ici et là suivant en réalité les torches qui lui offraient un chemin déjà tout tracé. Elle arriva rapidement dans ce que l’on peut appeler un parc. Ou une forêt vu toute la magnifique végétation qui poussait ici et là. Elle flâna le long des arbres à l’allure exotique et s’arrêta néanmoins assez rapidement. Une voix s’élevait clairement parmi les arbres et un seul mot requiert son attention, Lucas. Il est certes vrai qu’il y a des millions de
    Lucas sur cette planète et il faut avouer que la coïncidence serait vraiment mal venue mais elle s’approcha mue par l’énergie du désespoir. De savoir qu’il était peut-être là derrière à quelques mètres seulement d’elle lui était insupportable, ces quelques mètres devenant torture à ses yeux. Elle était désormais à quelques mètres du jeune couple et se faisait l’effet d’une voyeuse. Curieusement, l’idée d’espionner Lucas n’était pas dérageant, au contraire mais il se pouvait que ce ne soit pas lui et dans ce cas elle se sentirait sans doute, gênée. Mais un seul mot suffit à lui prouver que c’était bien son Lucas qui se tenait derrière ces buissons. Elle était désormais prise dans la conversation et ne voulait louper aucun mot. A part ceux qu’elle entendit immédiatement après. « Elle est ici ». Elle n’avait pas besoin de plus de renseignement pour comprendre que l’on parait de sa petite personne et la douleur avec laquelle il prononça ces mots lui retournèrent l’estomac. Mais le sarcasme avec lequel la petite blondasse lui répondit attisa sa colère. Pour qui elle se prenait l’autre à revendiquer le rôle de la gentille dans l’histoire ? Comme si Janis n’avait pas assez souffert elle aussi de toute cette histoire. Elle se prenait pour qui, le petit lutin qui sauve tout le monde à la fin ? Non mais n’importe quoi, il fallait peut-être que quelqu’un lui dise que les contes de fée n’existent plus et ce depuis un petit moment. Elle poursuivit donc le chemin et se retrouva devant les tourtereaux. Ainsi c’était donc Anabel. Anabel qu’elle avait déjà croisé quelque par mais elle n’arrivait plus à mettre la main sur le pourquoi du commun. Anabel avec qui l’ont pourrait sans doute la confondre avec sa sœur. « Personnellement je préférerais des cookies, je n’apprécie pas vraiment les cakes, c’est trop … commun. » Elle regardait cette petite blonde hargneuse droit dans les yeux en prenant soin d’éviter de croiser le regard de Lucas. Une deuxième confrontation ne serait pas forcément bénéfique pour son moral déjà à plat. Elle ne fit pas attention aux larmes qui coulaient sur e visage d’Anabel, de toute façon elle avait l’air d’une pauvre petite chose que l’on peut briser par n’importe quelle parole. « Et pour être franche avec vous, vous êtes aussi la dernière personne que j’ai envie de rencontrer et pourtant c’est chose faite. Maintenant cessez de faire l’enfant et conduisez vous en adulte s’il vous plait. Je ne suis pas en vacances pour faire garderie et les adultes savent retenir leur canal lacrymal et montrer un peu de tenue en société. Bien que je doute fort que vous y connaissiez quelque chose en savoir vivre. » Elle était méchante, odieuse même mais avait besoin de vider son sac sur quelqu’un. Elle était malheureuse et se défouler sur elle semblait lui faire du bien alors pourquoi s’en passer ?

    petit et nul mais c'est le topic commun alors pardonnez moi (a)
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MessageSujet: Re: TOPIC COMMUN # 1. : Inauguration (4)   Jeu 9 Juil - 16:34

    [Vous arrêtez toutes les deux Rolling Eyes ? Vos messages sont parfaits, c'est moi qui vais faire tâche à côté, j'suis dans ma période posts courts & médiocres Razz]

    Lucas serrait Anabel contre lui avec l'énergie du désespoir. Ils n'étaient que deux écorchés vifs, deux âmes torturées qu'une simple bourrasque pouvait faire flancher, qu'une tempête pouvait détruire. Mais là, sa petite amie tout contre lui, il se sentait enraciné au sol comme jamais. Plus fort. Plus posé. Le simple fait de passer sa main dans les cheveux dorés d'Anabel apaisait quelque peu Lucas, bien plus que la cigarette et la solitude qu'il cherchait en vain. A deux, on est plus fort. Lucas se demanda comment il avait pu oublier ceci, même l'espace d'un instant. Il était un humanophobe par nature, détestant l'espèce humaine, sa vanité, son arrogance, sa soif massive d'autodestruction. Il ne croyait qu'au partage, le vrai partage. Donner, sans rien attendre en retour, jamais. Pourtant, il avait manqué à tous ses principes en agissant comme la pire des raclures avec Anabel et le regrettait déjà amèrement. Sentir son corps frêle tout contre le sien, tout son être ployer et se reposer sur lui était galvanisant. L'odeur de ses cheveux lui faisait reprendre conscience du but de ces vacances et du devoir qu'il avait envers elle. Elle l'avait sauvé, à lui d'en faire de même. Lucas rêvait qu'Anabel se porte bien, que sa sensibilité exacerbée laisse place à autre chose, que ses cicatrices s'effacent, que son coeur cesse d'être lourd de chagrin, qu'elle puisse enfin aimer librement sans souffrir. C'est dans ces moments là que Lucas savait qu'il aimait Anabel. Peut être pas avec la fougue et la passion qui le dévorait et le consumait dès que Janis faisait son apparition, mais il l'aimait réellement. Assez pour ne pas lui cacher la présence de l'indésirable. Lucas savait qu'en faisant ça, il ruinait tout. Il détruisait le mince espoir que ces vacances soient synonymes de rémission, de renouveau pour lui et Anabel. Mais cacher la vérité c'était malsain. A chaque fois qu'il aperçevrait Janis au détour d'un couloir, à chaque fois que son coeur se serrerait à cette vision, il aurait l'impression de tromper Anabel et de lui enfoncer une lame de rasoir dans ses avants bras meurtris. Et c'était un fardeau bien trop lourd que la culpabilité. Il le savait puisqu'il ressentait cette morsure impitoyable dès que ses yeux clairs se posaient par inadvertance sur les cicatrices d'Ana. Dans ces moments là, une haine dévorante le consumait. Il se haissait, il haissait la lâcheté dont il avait preuve et pire encore, il détestait Liam. Lucas avait eu l'honnêteté de dire la vérité à Anabel, de tâcher de la quitter en douceur, même si cela avait échoué. Liam, lui, était parti brusquement, n'écoutant même pas les supplications de son ancienne petite amie. Il n'avait aucun coeur, aucun regret, aucune humanité. Et ces gens là, il les méprisait. Anabel explosa. Littéralement. Sur le coup, Lucas eut envie de lui crier de se taire. Tout ce cynisme, tout cet excès dans ses paroles c'était... insupportable. Il avait de plus en plus de mal avec ces crises qu'elle lui faisait subir. Mais en même temps, il ne pouvait que la comprendre. Lui aussi était dans un état épouvantable à cause de l'arrivée de Janis, même si il l'exprimait différemment. Même si il préférait souffrir en silence, se ronger littéralement qu'hurler sa douleur à la face du monde. Et elle s'écroula. Subitement. Elle était au sol, comme une petite chose fragile. A pleurer et pleurer encore. A cause de lui. Parce qu'il lui avait dit la vérité. Et Lucas restait là, les bras ballants ne sachant que faire. Il finit par s'accroupir auprès d'Anabel et sentit son coeur se briser en entendant sa voix brisée, suppliante, et ce qu'elle venait de lui dire. Il ancra ses yeux dans les siens et l'embrassa passionnément, pressant son corps contre le sien. Il se détacha d'elle et se força à afficher un sourire qu'il espérait confiant. Lucas haïssait mentir, mais il le devait. Il devait rassurer Anabel. Elle ne devait rien savoir de son trouble, rien. Il lutterait. Il y arriverait. Il s'en faisait la promesse. « Je sais Ana, je sais. Mais je te promets que ça ne changera rien. Elle n'est plus rien pour moi. Plus rien. Je t'aime Anabel, tu le sais ça, non ? » Une boule douloureuse se forma dans son estomac tandis qu'il proférait ces quelques mots dévastateurs. Janis ne serait jamais rien pour lui. Même si elle venait à périr, il ne pourrait s'empêcher de l'aimer encore, de regretter l'issue de leur histoire encore et toujours. Mais il fallait qu'il tourne la page la plus douloureuse de son histoire, et il le ferait. Il le voulait sincèrement. A ce moment précis, Lucas se mentait à lui même, mais il croyait réellement ce qu'il disait. Il espérait qu'un jour, Janis ne veuille rien dire pour lui. Plus rien. Mais comme pour lui donner tort, elle arriva. Comme ça. Telle une apparition désastreuse. Lucas tâchait de ne pas la regarder, et même de nouveau sur pied, il gardait ses yeux clairs rivés sur Anabel, ou sur ses Converses usées. La voir ce matin lui avait broyé le coeur et là, c'était encore plus douloureux. Comme si après avoir été broyé, arraché sauvagement, on le passait au hachoir à viande encore et encore, jusqu'à le transformer en bouillie presque liquide. C'était atrocement douloureux et Lucas se sentait comme brûlé de l'intérieur. Et sa brûlure interne se mit à bouillonner quand Janis s'attaqua aussi durement à Anabel. Comment osait-elle ? Anabel l'avait sauvé. Anabel l'avait remis sur après sa putain de rupture. Janis l'avait tué. Anabel l'avait fait revivre. Janis était un monstre, Anabel un ange. Le mal & le bien. Pourtant, c'était le mal qui lui faisait du bien, et inversement. Janis le faisait souffrir comme personne avant elle et continuait à avoir tous les droits sur sa personne. Anabel l'aimait et son amour le rendait plus fort, pourtant, jamais il ne pourrait lui appartenir comme il avait pu être entièrement dévoué à sa professeur de littérature. C'était dégueulasse et Lucas le savait. C'était le moment ou jamais d'affronter ses vieux démons. Il le savait. Pourtant, il se sentait défaillir. Lucas croisa le regard de Janis par inadvertance et lui cracha presque au visage ces quelques mots, avec une haine palpable qu'il n'aurait jamais cru capable. Le fait d'attaquer Anabel était tellement lâche, tellement malsain, tellement facile... Elle n'avait pas le droit de la détruire. Et il n'avait pas le droit de la préférer à Anabel, c'était tellement injuste. Mais la vie était rarement juste. « De quel droit oses-tu ?! Tu ne crois pas avoir assez fait de mal autour de toi comme ça ?! Tu me dégoûtes. » Les yeux de Lucas lançaient des éclairs et s'étaient assombris. Ses mains tremblaient, ses jambes menaçaient de rompre et de le faire s'écrouler. Il était dans un état de rage assez incontrôlable. Le même que celui qui lui avait fait traiter Anabel comme une pute, une moins que rien. Pourtant, même dans cet état nerveux assez incroyable, il avait envie d'elle. Il la désirait encore et toujours et Lucas savait pertinemment que Janis n'avait qu'un mot à dire pour qu'il lui revienne tel un clebard bien dressé. C'était dégueulasse. Après un dernier regard à Anabel toujours au sol, Lucas sut ce qu'il avait à faire. Un combat acharné n'allait pas tarder à se déclencher entre les deux femmes qui semblaient nourrir une haine viscerale l'une à l'égard de l'autre et Lucas savait qu'il ne pouvait pas y prendre part. Choisir entre la raison et la passion était bien trop compliqué. Janis ne méritait que son mépris et Anabel que son amour. Pourtant, déteter Janis était bien trop dur, la blesser lui était impossible. Il pouvait défendre Anabel, mais pas attaquer réellement Janis. Alors il tourna les talons. Il allait imploser à les voir se déchirer, à les voir s'entretuer. A la voir, elle. Elle si belle, elle si merveilleuse, elle si odieuse, elle si mauvaise... Et Anabel. Si fragile, si durement attaquée, si hystérique. Ca en était trop. Sa journée avait été bien trop éprouvante. Alors Lucas se retourna, s'alluma une énième cigarette et s'éloigna un peu dans la moiteur de la nuit. Le parc était immense, il trouverait sûrement un coin où se terrer jusqu'à la fin de ces vacances qui s'annonçaient désastreuses.
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MessageSujet: Re: TOPIC COMMUN # 1. : Inauguration (4)   Jeu 9 Juil - 19:40

(ALERTE GROS SQUATTAGE - autorisé ceci dit )

Lula quitta l'hôtel, la climatisation de sa chambre la rendait malade. Elle avait presque froid à l'intérieur et sentait qu'elle allait attraper la crève si elle continuait à faire des allers et venues entre l'extérieur et l'intérieur sur-climatisé. Pour éviter de gâcher ses vacances, donc, et parce que le soleil semblait encore radieux même à cette heure tardive, elle décida d'aller se promener sur l'île. La jeune fille était arrivée la veille et à part la plage, elle n'avait pas encore vu grand chose de ce magnifique coin de paradis. Elle enfila une paire de spartiates Opening Ceremony - bien qu'elle s'autorise rarement à être à plat étant donné son ridicule mètre cinquante huit -, et descendit les marches de l'hôtel d'un pas léger. La jeune femme marcha une dizaine de minutes, sans penser à rien. Il faisait encore chaud, et Lula sentait ses pommettes s'embraser à chacun de ses pas. Pas sportive pour un sou, elle fatiguait vite, et à New York, la demoiselle avait l'habitude de se déplacer en taxi, ce qui était un luxe, vu la récente augmentation du prix des courses de "yellow cab".
Lula se sentait étonnamment calme et détendue ; elle sortit le paquet de Merit qui traînait au fond de sa besace Balenciaga et en cherchant un briquet, fit tomber un bout de papier. Elle se pencha pour rattraper ce qu'elle avait perdu, et tomba des nues en découvrant ce que c'était. Les larmes montèrent subitement à ses yeux, sans qu'elle ne sache pourquoi. Sur le papier étaient écrit les paroles d'une chanson que Peter avait écrit à son sujet, quelques mois auparavant. Elle n'avait pas utilisé sa besace depuis le départ de son petit ami, et avait complètement oublié que la feuille traînait au fond de son sac. Lula ravala sa tristesse, comme à son habitude. Elle était totalement incapable de se montrer de la sorte en public. D'ailleurs, elle n'avait jamais pleuré devant personne, pas même devant Peter. La jeune Hollins avait en horreur toutes les sortes de déballages en public, elle était pudique, alors verser des larmes en pleine ville touristique, c'était carrément impensable. Elle tenta donc bien que mal de cacher ses émotions, bien que la simple vision du papier l'ait complètement chamboulé. Peter avait écrit plusieurs chansons à son sujet, et celle-ci était vraiment magnifique. Pas gnagnan pour un sou, terriblement poétique, elle était, selon Lula, l'une des plus belles chansons d'amour jamais entendues. Après certaines de Bob Dylan, Leonard Cohen et Joy Division - "love will tear us appart" restant tout de même sa favorite de toutes les temps. Elle se souvint de l'époque où Peter et elle vivaient une véritable idylle. Bien qu'ils aient essayés de la garder plus ou moins cachés, ils ne s'empêchaient évidemment pas de sortir, et se retrouvèrent donc quelques fois dans les tabloïds. Ils passaient de longues matinées à fouiner dans les "flea market" - à savoir les brocantes - de Brooklyn, d'interminables après-midi à flâner dans Greenwich, des irréalistes soirées dans des pubs improbables de Chelsea ou dans des boîtes branchées type Beatrice Inn dans le West Village... Bref, leur vie à deux était légère, ils s'amusaient, s'aimaient sans se prendre la tête, sans ne penser à rien si ce n'est au présent. Chaque seconde plongée dans les yeux de Peter était pour Lula une véritable délivrance. Comme un moyen de s'échapper des questions qui la tiraillaient, des problèmes qu'elle avait accumulés pendant son enfance. Et maintenant qu'il était parti, qu'il l'avait quitté, tout la submergeait à nouveau. Elle se sentait incroyablement seule face à ses questionnements, à ses inquiétudes de jeune fille d'à peine vingt-deux ans. Ses parents n'avaient jamais vraiment été là pour elle, ils ne faisaient que subvenir à ses besoins et lui offraient un toit - ce qui était déjà bien, mais pas suffisant aux yeux de Lula... et aux yeux de n'importe quel psy spécialiste de la question. Il n'y avait aucun dialogue dans la famille, si ce n'était pour parler compte en banque et études. Richard Hollins, père de Louise et fameux business man de Wall Street, s'exaspérait face au manque de motivation chronique de sa fille. Lui qui la voyait prendre le chemin de l'excellence (il aurait aimé faire d'elle une avocate), il était on ne peut plus énervé de voir qu'elle "gâchait" sa jeunesse, et avait une opinion d'elle franchement peu flatteuse. Elle était à ses yeux une vulgaire minette futile et stupide, inconsciente et profiteuse, et était maintenant fort négatif face à son avenir. Quant à sa mère, Jodie, elle était presque passive, et se contentait d'approuver ce que disait son mari, tout en tentant tant bien que mal de modérer un peu son propos. Elle était aimante, certes, mais peu démonstrative et finalement peu rassurante pour sa fille.
Lula n'avait donc pas un environnement propice à l'épanouissement, il lui aurait clairement fallu voir un psy, mais elle s'y refusait catégoriquement. Peter était pour elle le seul moyen de pallier à ses manques affectifs, et maintenant qu'il était parti, Lula se réfugiait dans le Xanax. Avec un comprimé par jour, elle planait littéralement. La jeune fille était presque devenu dépendante à cette anxiolitique qui la faisait planer dans le coton, mais au moins, elle arrivait à dormir un minimum (alors qu'elle souffrait d'insomnie), et avait moins de crises d'angoisses.

Elle fut cependant sortie de son état second lorsqu'elle attérit dans un parc, en plein milieu d'une scène plutôt... désarmante. Bien qu'elle fut à trois ou quatre mètres du trio au coeur de l'action, elle remarqua tout de même les pleurs d'une jeune blonde, l'indifférence d'une autre, et l'air dégoûté du seul homme perdu au milieu de ces deux canons. Elle distinguait difficilement les visages mais pouvait remarquer les silhouettes. Celle du jeune homme lui semblait familière, elle crut d'abord s'être trompée, et prit une autre direction pour continuer sa route. Elle entendait de la musique et put distinguer qu'une scène avait été installée, où de ridicules danseurs se trémoussaient sur de la musique locale. Lula resortit la cigarette qu'elle avait été sur le point de fumer avant de faire tomber le papier qui l'avait mise dans tous ses états, et l'alluma, prenant le temps de la savourer. Elle entendit quelqu'un marcher doucement derrière elle, tout comme elle qui marchait d'un pas régulier mais plutôt lent. La jeune fille se retourna lorsque l'inconnu arriva à sa hauteur, et crut rêver. Elle ne s'était pas trompé. Si la silhouette lui avait paru familière, c'était effectivement parce qu'elle avait déjà vu ce jeune homme. Lucas. Elle ne connaissait pas son nom de famille mais se souvenait de son prénom, puisqu'ils avaient papoté quelque fois après des concerts. Lula en pinçait un peu pour lui à l'époque, tant leurs regards étaient intenses lorsqu'ils se croisaient. Rien ne s'était jamais réellement passé, du moins rien de très concret, puisqu'elle avait rencontré Peter avant qu'il ait pu se passer quoique ce soit. Elle écarquilla les yeux, le fixant de son regard quasi translucide, ne sachant pas réellement quoi dire.
Qu'est-ce que Lucas, un New Yorkais musicos complètement éloigné du genre de personnes qu'on rencontrait sur l'île (en majorité des touristes de bases, un peu beauf sur les bords, et une poignée de riches avec des yatchs - beaufs d'un autre genre) faisait ici ? Et surtout, comment c'était-il retrouvé entre ces deux blondes à moitié hystériques ? Leur rencontre était complètement surréaliste. Il la regarda également. Soit il l'avait reconnu, soit il était en train de se demander où diable il avait bien pu la croiser. Lula n'articula pas un mot, et se contenta de le fixer, laissant la fumée de sa cigarette sortir de sa bouche entrouverte.
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MessageSujet: Re: TOPIC COMMUN # 1. : Inauguration (4)   Lun 24 Aoû - 0:08

    Le sang affluait violemment à ses tempes tandis que Lucas s'éloignait de cette scène surréaliste. Boum. Boum. Boum. C'était le seul bruit qui parvenait jusqu'à ses oreilles. Les pulsations bien trop fortes de son coeur. Celui là même qui envoyait valser son sang jusqu'à ses tempes avec une violence accrue. Comme si il tâchait de s'en débarrasser. Ses poings étaient serrés. Son regard dur. Sa vue était floutée par le trop plein d'émotions contradictoires qui menaçaient de s'échapper de son être. Lucas ne voyait rien. Il faisait noir tout autour de lui. Les applaudissements des touristes lui apparaissaient lointains, comme filtrés par son cerveau. Il se déplaçait dans un brouillard opaque et même respirer lui coûtait. La moindre bouffée d'air qu'il aspirait semblait irritante et presque âpre. Bordel. La seule chose dont il avait besoin maintenant, c'était d'une guitare. Et d'une feuille & un stylo. Une fois couchées sur du papier, ses émotions néfastes lui paraîtraient déjà plus belles. Ou déjà moins violentes, moins présentes. Moins importantes, aussi. Lucas ressentait ce besoin viscéral d'écriture. Il n'avait pas une imagination florissante et celle-ci l'empêchait de se plonger dans un roman, ou un réel travail littéraire. (Comment aurait-il pu suivre des cours de littérature après que sa professeur l'ait évincé de sa vie, de toute manière ?) Mais avec sa sincérité désarmante, il se mettait à nu aisément et avait le don pour retranscrire ses souffrances et les aléas de la vie en musique. Entre ses mains, tout ça devenait subitement beau. Poétique. Comme les drames romantiques qu'il avait longtemps affectionné, enfant. Bien sûr, Lucas n'annonçait jamais clairement que ses chansons étaient pour la plupart autobiographiques, mais quiconque le connaissait ne pouvait en douter. Le garçon avait longtemps songé que sa romance passionnelle - et après coup, destructrice - avec Janis, lui avait offert ses plus beaux textes. Dès qu'il la quittait, Lucas était empli d'un bonheur inexprimable qu'il aurait pu crier sa joie à plein poumons. La sensation de manque qu'il ressentait dès qu'elle était loin renforçait l'idée que son histoire était spéciale. Et superbe. Alors il écrivait des chansons d'amours, louait sa beauté. Rien de tout ça n'était niais, au contraire. Lucas pensait naïvement que c'était ses meilleurs textes. Maintenant, il le savait : la souffrance était bien plus productive. Et prolifique. L'homme se surpassait dans son malheur, et il venait à penser que la plupart des auteurs qu'il idolâtrait n'avaient du être que de pauvres fous torturés nantis d'une vie qui n'avait rien d'enviable. D'où leur génie. Et vu son état à l'instant présent, Lucas aurait pu retranscrire tout ce qu'il ressentait d'une façon sublimée. Mais son exutoire était absent, il allait devoir se calmer autrement. Certains choisissaient de se défouler par le sport, d'autres en étant violents et en reproduisant un affreux schema infernal où il fallait faire souffrir autrui, parce qu'on souffrait. Lucas préférait le silence et la musique. Tout garder pour soi n'était pas des plus sains, sûrement. Ce n'était pas sa fierté inexistante qui empêchait Lucas de se livrer, pourtant. C'était... autre chose. Il ne souhaitait pas partager un sentiment dont les affres échappaient aux autres. Personne ne pouvait comprendre l'intensité de sa relation avec Janis, et la complexité d'Anabel à moins de l'avoir vécu. Et il ne tenait pas à être catalogué comme un pauvre fou dépressif, incapable d'avancer dans la vie ou d'avoir des pensées moins moroses. Etait-ce sa faute si la fatalité s'acharnait sur lui ? Non. Lucas avançait toujours dans le néan. Il était voué à marcher jusqu'à ce que son cerveau sorte de sa léthargie pour l'envoyer composer dans sa chambre. Ou jusqu'à ce que ses yeux se posent sur une silhouette reconnaissable... Le brouillard sembla se disperser tandis que Lucas sortit peu à peu de sa torpeur en reconnaissant cette fille. Il l'avait souvent croisée dans un bar un peu underground qu'il affectionnait et elle lui avait laissé un souvenir impérissable. C'était le moins que l'on puisse dire. Ces vacances étaient une putain de plaisanterie, il n'y avait plus aucun doute là dessus.

    « Lula ?! Putain, dites moi que je rêve... » Si son 'Lula' semblait empreint d'une surprise bien réelle - agréable ou non, sa voix rauque et son ton égal n'aidait pas - la suite fut prononcée bien plus doucement. Presque murmurée à sa propre attention. Se reprenant, Lucas se massa la nuque et tira sur sa cigarette. « Désolé. C'est juste qu'une coïncidence supplémentaire, ça commence à faire beaucoup. Qu'est-ce que tu fais ici ? »



[Bon, vu qu'il n'y a plus de Janis et plus d'Anabel, j'ai enfin répondu
C'est pas top alors je l'ai mis en italique pour qu'il fasse un peu plus étoffé, mais c'est pas gagné Rolling Eyes. Enfin, le pauvre Lucas poste que le premier jour donc il s'est assez épanché sur ses ressentis je crois ]
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